Veines du bassin

Les plexus veineux pelviens sont des réseaux de veines interconnectées qui entourent les viscères pelviens. Ils jouent un rôle important en clinique. De chaque côté, les différents plexus veineux du petit bassin (rectal, vésical, prostatique, utérin et vaginal) se réunissent et la majeure partie du sang est drainée vers la veine iliaque interne ; une partie est toutefois drainée vers la veine mésentérique inférieure par l'intermédiaire de la veine rectale supérieure ou vers le plexus veineux vertébral interne (plexus veineux intrarachidien) via les veines sacrales latérales. Le petit bassin possède en outre quelques autres voies de drainage veineux comme la veine sacrale médiane (une veine pariétale), la veine rectale supérieure (vers le système porte) et, chez la femme, les veines ovariques.

La veine iliaque interne (v. hypogastrique) se joint à la veine iliaque externe pour former la veine iliaque commune (v. iliaque primitive). Les deux veines iliaques communes se réunissent à leur tour au niveau de la vertèbre L4 ou L5 pour former la veine cave inférieure. La veine iliaque interne occupe une position postéro-inférieure par rapport à l'artère iliaque interne et ses affluents correspondent aux branches de l'artère, à cette exception près qu'aucune veine n'accompagne les artères ombilicales dans leur trajet entre le bassin et l'ombilic.

Les veines ilio-lombaires qui cheminent dans les fosses iliaques du grand bassin s'ouvrent habituellement dans les veines iliaques communes. Les veines glutéales supérieures, satellites des artères du même nom, sont les plus gros affluents des veines iliaques internes ; chez la femme enceinte, toutefois, les veines utérines deviennent encore plus volumineuses. Les veines testiculaires (w. spermatiques) traversent le grand bassin pour passer de l'anneau inguinal profond à la paroi abdominale postérieure où elles se terminent ; elles ne drainent en général aucune structure pelvienne.


RÉSUMÉ

De nombreuses anastomoses artérielles permettent une circulation collatérale qui contribue à assurer une irrigation sanguine adéquate des grand et petit bassins. La majeure partie du sang artériel du petit bassin provient des artères iliaques internes ; chacune de ces artères se bifurque en un tronc antérieur (qui fournit toutes les branches viscérales) et un tronc postérieur (en général, exclusivement pariétal). Après la naissance, les artères ombilicales se ferment distalement par rapport à l'origine des artères vésicales supérieures (et de l'artère du conduit déférent chez le garçon). Les artères vésicale inférieure (chez l'homme) et vaginale (chez la femme) irriguent la partie inférieure de la vessie et l'urètre pelvien. L'artère vésicale inférieure alimente également la prostate et l'artère vaginale irrigue la partie supérieure du vagin. L'artère utérine n'est bien entendu présente que chez la femme, mais les individus des deux sexes possèdent des artères rectales moyennes.

Dans les deux sexes, les branches pariétales du tronc antérieur comprennent les artères obturatrice, glutéale inférieure et honteuse interne, dont les branches principales se distribuent en dehors du petit bassin. Une artère obturatrice aberrante pouvant être cliniquement importante naît de l'artère épigastrique inférieure chez environ 20 % des individus. Les branches pariétales du tronc postérieur de l'artère iliaque interne se distribuent en dehors du petit bassin ; ce sont les artères ilio-lombaire, glutéale supérieure et sacrales latérales. L'artère ilio-lombaire irrigue principalement les structures de la fosse iliaque (grand bassin). Les artères gonadiques des deux sexes prennent naissance sur l'aorte abdominale, mais seule l'artère ovarique pénètre dans le petit bassin.

Les plexus veineux associés aux divers viscères pelviens (qui leur donnent leurs noms) communiquent entre eux ainsi qu'avec les plexus veineux vertébraux internes (épiduraux). La majeure partie du sang veineux sort cependant du bassin par l'intermédiaire des veines iliaques internes.